Comment faire du MS Paint sous Gimp

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MS Paint in Windows 1.PNG

MS Paint sous Windows 1.0

Je ne cherche aucun prétexte. Simplement, l'art graphique sous Microsoft Paint n'a aucune valeur autre qu'ordurière ; il ridiculise la notion de progrès ou de salut technologique ; il symbolise l'outillage proof of concept of non-self-disgust du geek plongé dans son monde abscons. Utiliser Paint à titre professionnel est donc un besoin. Et ce besoin absolu s'avère d'autant plus absolu que des millions d'utilisateurs ne sont techniquement ou légalement pas en mesure de faire tourner le logiciel, que ce soient les utilisateurs sous Linux ou sur Mac, ou les inconsolables qui pleurent le temps des cartes EGA et de MS Paint sous Windows 1.0. Mais pourquoi alors ne pas adapter un logiciel librement disponible sur toutes les plateformes, en le rétrogradant au niveau de MS Paint ? Pourquoi personne n'y avait jamais pensé auparavant ? Le guide Comment faire du MS Paint avec Gimp comble parfaitement cette lacune historique.

Avant-propos

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Contrôle parfait du mixage colorimétrique

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Fonctions de retouches professionnelles

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Compatibilité avec les périphériques d'entrée les plus exotiques

Gimp

Le logiciel de retouche d'images Gimp souffrira toujours comparativement sur le créneau d'Adobe Photoshop, mais en le réduisant à la basse pourriture qu'est MS Paint, il n'a plus rien à envier à Photoshop. Au contraire, il a tout à envier et donc en puise une force et une conviction inébranlables.

Gimp offre un sur-ensemble des fonctionnalités suivantes :

Amélioration des photos 
Correction des effets de lentille, élimination du vignettage, amélioration du rendu des photos noir et blanc grâce au mixeur de canaux intégré, recolorisation, neutralisation des yeux rouges...
Retouche digitale 
L'utilisateur peut aisément retoucher des textures, retravailler des détails grâce à l'outil de clonage, dupliquer des éléments avec le clonage en perspective.
Extensibilité 
Le jeu de fonctionnalités de Gimp est indéfiniment extensible par adjonction de greffons distribués sur Internet, ainsi que par des scripts en Script-fu (langage fonctionnel propre à Gimp) permettant d'automatiser des tâches résultant de la combinaison de fonctions atomiques de Gimp.
Support matériel 
Gimp supporte les tablettes graphiques et reconnaît la pression et l'inclinaison du stylet. Il peut aussi recevoir les commandes d'un controlleur MIDI ou de la molette de la souris.

À la fin de ce guide, la sencyclopédie garantit que toutes ces fonctionnalités ne seront plus qu'un beau rêve lointain, et dans certains cas, la seule solution pour les rétablir sera de réinstaller l'ensemble du logiciel.

Télécharger Gimp

Téléchargez la dernière version de Gimp sur le site de Gimp. Ce guide marche surtout avec les dernières releases avec les meilleures features ! Attention, une liste de plugins vide fait planter Gimp 2.4.1, mais heureusement Gimp 2.4.2 résout le bug. Il s'avère essentiel de contourner cet écueil, car à l'issue de ce guide tous les plugins n'existeront plus.

Manuel

Présentation de l'interface

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La barre d'outils principale de Gimp

L'interface de Gimp se caractérise par sa barre d'outils principale regroupant un excès de boutons, curseurs et molettes. Chaque image éditée s'ouvre dans sa propre fenêtre avec sa propre interface qui duplique souvent la fonctionnalité de la barre d'outils principale. Les éditeurs d'images oublient souvent que l'utilisateur vient pour faire du traitement d'images et pas du tripotage de boutons. Je vous jure, quand je vois tous ces trucs, ça me fiche un mal de crâne, vous pouvez pas imaginer ! Rien que là je souffre dans les abymes infinis de la damnation, je vous en prie, aidez-moi à purger le monde de ces microbes !

La barre d'outils principale

Le compartiment "Calques" de la barre d'outils principale, pour être franc et direct, ne sert à rien. Si Microsoft mettait ça dans Paint, je crois que je me mettrais à Photoshop. Pour désactiver ce compartiment, cliquez sur la petite flèche dans sa barre de titre, comme illustré ci-dessous.

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Désactivez les compartiments inutiles.

Voici le résultat :

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Un compartiment en moins !

Ensuite, vous constaterez la présence de plein d'icônes qui n'auraient d'utilité que pour un chevreuil en période de rut. Pour remettre de l'ordre, ouvrez la boîte de dialogue des "outils".

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Configurez les icônes des outils.

La boîte de dialogue contient la liste des outils. L'activation de chaque outil se contrôle avec son commutateur en forme d'œil à gauche. Cliquez sur l'œil pour désactiver l'outil.

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Boîte de dialogue des "outils"

Je vois là des ciseaux intelligents. Très dangereux ça. Sélection contiguë ? Si la moindre option vous semble demander la moindre intelligence algorithmique, désactivez-la.

Les menus de la fenêtre d'image

Ouvrez une nouvelle image vierge. Sa barre de menus donne accès à des axes fonctionnels très détaillés, voire des sous-axes et des sous-sous-axes ; regardez ne serait-ce que le menu "Couleurs". On se croirait dans un logiciel de retouche professionnel.

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Le menu "Couleurs" d'une fenêtre d'image

Contrôlez l'extension de vos menus en modifiant la configuration des menus. Celle-ci se situe sur votre disque dur dans le fichier images-menu.xml.

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Localisation du fichier de configuration du menu de la fenêtre d'image

Il s'agit d'un fichier en XML, c'est-à-dire un fichier texte organisé hiérarchiquement reproduisant la hiérarchie des menus. La hiérarchie est marquée par des balises nommées qui dénotent le niveau d'imbrication dans la hiérarchie. Nous avons utilisé un éditeur de texte avec coloration automatique pour révéler la syntaxe XML du fichier.

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En bleu, les balises. Les balises <menu> identifient les entrées de la barre de menu de la fenêtre d'image, elle-même représentée par la balise <menubar>.

Nuvola apps important.png
Faites attention !
Vos doigts vous démangent sans doute de faire une copie de sauvegarde. Je me dois de vous dissuader dès maintenant ! L'ABUS DE COPIE DE SAUVEGARDE NUIT À LA SANTÉ.


Dans l'image ci-dessus, nous avons surligné la partie textuelle que vous devez sélectionner juste avant de presser la touche DEL. Nous ne laissons que les menus "Fichier" et "Édition". Appuyez ensuite sur la combinaison de touches Ctrl+S. Relancez une création d'image. Vous obtiendrez la barre de menus suivante :

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La nouvelle barre de menus

C'est mieux, mais ce n'est pas suffisant, il y a encore plein de boutons et d'entrées de menu en anglais, et tout ça c'est à cause des conneries.

Les conneries

La partie jouissive de ce guide.

Pour des raisons de commodité, je vais dénommer par "conneries" les modules, plug-ins, filtres et autres grandes notions philanthropiques et républicaines. Ces conneries sont des parties optionnelles du logiciel que l'utilisateur se paie en série, le pauvre.

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Localisation des répertoires des conneries : environ, interpreters, modules, plugins

Localisez les répertoires contenant les conneries. Quittez Gimp, puis effacez tous ces répertoires. Il reste un petit détail : les types de pinceau.

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Les types de pinceau par défaut

À chaque pinceau correspond un fichier dans le répertoire dédié aux pinceaux. Sélectionnez tous les fichiers pinceaux comme je l'ai décrit ci-dessous.

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Les types de pinceau dont on se branle

Appuyez sur DEL puis sur Entrée pour confirmer.

Relancez Gimp. Gimp se charge maintenant presque aussi vite que Paint, et l'interface s'est considérablement allégée. Voici l'apparence de votre nouvel espace de travail quand vous créez une nouvelle image.

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Un nouvel espace de travail léger, simple, efficace. Comme Paint.

L'écran de bienvenue

Faut pas chercher loin. Les développeurs de Gimp ne sont pas très malins. Une simple recherche exhaustive en profondeur dans les répertoires du programme permet de retrouver l'image du splash screen.

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Le splash screen de Gimp découvert. PWNED !

Il n'y a plus qu'à ouvrir l'image et à hacker.

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Et voilà !

Conclusion

Et en plus, pour les nouveaux utilisateurs de Gimp, faut savoir que c'est encore mieux que Paint, car ne serait-ce que pour dessiner un petit rectangle de merde, voici les étapes que vous devrez observer au minimum :

  1. Sélectionner l'outil de sélection rectangulaire.
  2. Tracer le rectangle.
  3. Sélectionner la commande "Tracer la sélection" dans le menu "Édition".
  4. Dans la boîte de dialogue, choisir le style, l'épaisseur et la couleur du trait.
  5. Recommencer parce que le rendu n'est pas vraiment celui que vous attendiez (heureusement, il n'y a pas de fonction de prévisualisation).

La prochaine fois nous apprendrons à traduire l'interface de Gimpaint en SMS chinois. À la prochaine les h4cker5 !


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