Carouge

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Carouge, charmante petite ville, située près de Genève. Les crétins pensent qu'il s'agit d'un quartier de Genève, mais non Carouge est Carouge et un Carougeois n'est pas vraiment Genevois ou alors vous n'avez rien compris.

[modifier] Carouge

Carouge est une petite bourgade, près de Genève, dont la réputation n’est plus à faire. En effet, depuis la nuit des temps (mais surtout depuis la nuit), on vient à Carouge pour s’amuser. L’origine du mot « Carouge » vient sans aucun doute du fait qu’elle a abrité des populations non négligeables de « rouges » pendant et avant la Révolution russe.

Une autre théorie sur l’étymologie du mot soutient que les carougeois (les « Crakrougeois » selon les Belges, qui possèdent cette qualité si particulière de trouver de l'originalité là ou il n'y en a pas) auraient métamorphosé le mot « Carrefour ». Carouge est aussi parfois appelé le Bronx de Genève, en raison de la concordance des populations des deux quartiers et du danger qu’il y court si on s’aventure dans les rues après le couvre-feu.

[modifier] Géographie

Pour délimiter Carouge, c’est très simple : il suffit de se placer sur la place de l’Octroi et de continuer tout droit en direction jusqu’à la zone industrielle : là c’est plus Carouge. Pour délimiter le Vieux Carouge du Carouge normal, tu pars de la place du marché, tu fais 50 mètres et t’es déjà hors du Vieux Carouge. Mais attention, piège ! La rue de Carouge ne fait pas partie de Carouge en réalité. Ce n’est que pour indiquer « le » chemin aux Genevois qu’on l’a nommée ainsi.

Carouge fait office de carrefour (et de parking aussi) entre Genève et la France, ainsi qu’entre Genève et le reste du monde : la Praille. Quand un aborigène parle de « Carouge », il est capital de savoir qu’il désigne à 90 % des fois la place du Marché, bien que Carouge englobe les Acacias et le bord de l’Arve jusqu’au « Bout du Monde ». En effet au Congrès de Versailles, comme on ne savait pas que faire du territoire des Acacias (son cas fut longuement discuté), il fut attribué à Carouge au grand dam de ceux ci. En effet les Acacias étaient réputées pour loger des personnages mi figue mi raisin…

D’une superficie de 3 km2 (en comptant « le bout du monde »), Carouge a une population variable en genre et en nombre selon l’heure de la journée. La journée, la petite ville est remplie de vieilles dames venant soit boire le thé et manger des pâtisseries dans les fameux tea-rooms, soit acheter des bougies parfumées à 90frs/pièce, et le samedi matin, le gratin de Genève vient acheter son fromage et ses carottes biologiques au marché (et ça, c’est un scoop pour la majorité de la population qui ne s’en rend pas compte, puisqu’elle dort). La nuit en revanche, la population peut facilement être multipliée par 10, et Carouge prend un tout autre visage. Les causes de cette invasion sont évidentes : Carouge est entourée de communes immobiles et ennuyeuses à mourir, d’où déferlent des vagues de jeunes qu’il faut initier aux joies de.. tout, en fait (et en particulier de l'alcool...) Mais on y apprend vite, et les carougeois sont ravis d’être envahis, car la population indigène n’est pas toujours coopérante. Elle est composée d'environ 2500 habitants (dont 30% sont des alcooliques, 10% des propriétaires de bars et 60% de racailles qui peuvent vous tabasser pour une cigarette...). Notons que l’écrasante unanimité des genevois pensent que Carouge est un pré peuplé de poules et de vaches.

[modifier] Faune et Flore

[modifier] Faune

Carouge a depuis toujours intéressé les spécialistes les plus pointus grâce à sa faune si particulière. En voici un échantillon :

La panthère rose : Grand animal rose très bien installé à Carouge. Il est aperçu par de nombreux visiteurs, surtout en fin de semaine. Personne n’a encore réussi à déterminer les raisons pour lesquelles cet animal étrange s’est précisément installé à Carouge, mais la police municipale a réussi à déterminer son implication dans de nombreux accidents de la route. Un mandat d’arrêt existe contre lui. Notons que plusieurs témoins affirment qu’il ressemblerait plutôt à un (ou deux) éléphants.

Les pigeons : Pour les trouver, pas de problèmes ; il suffit de s’arrêter devant une des boutiques de vêtements « originaux » (dire « différents », sinon les créateurs se vexent) aux prix tout aussi originaux et qui ont établi leur corporation d’imposteurs à Carouge. Les pigeons adorent entrer dans ces boutiques, tu ne pourras pas les rater. Cette espèce ne se reproduit pas qu’à Carouge ; on en trouve aussi place Vendôme.

Le japonais : On le trouve sous son appareil photo, sur la place principale. En général, il est admiratif et pose des questions étranges comme « D’oû t’sais la stadium ? »

Le dindon : Il est théoriquement en voie de disparition, mais connaît un essor incroyable à Carouge. Il ne vient à Carouge que pour les vernissages ou les bars à vin, mais pense faire partie du paysage. En général cravaté, il « passe » après le bureau, avant de retourner d’où il n’aurait pas dû se lever : la France. Selon toute vraisemblance, le dindon se sent chez lui et se conduit en toute décontraction. Il a une fâcheuse tendance à devoir « faire un saut » à la permanence en partant.

La marmotte : Ce mammifère saisonnier hiberne toute l’année (où ? C’est un mystère), mais s’éveille en sursaut de temps en temps (les jours de match) pour venir regarder avec passion la télévision dans les bars ou cafés de Carouge. Il se déplace en troupeau, selon ses goûts footballistiques. Il peut se montrer d’une agitation et d’une mauvaise foi éblouissantes.

Le babouin : Le babouin est toujours content, et toujours tout rouge. Indispensable à l’économie de la ville, il fait vivre les tenanciers de bar. La plupart se sent de la lignée des Nicolas Bouvier et autres Michel Blanc ayant fait partie du paysage carougeois. Ils ont des airs de poètes maudits ou d’artistes méconnus, et pensent avoir leurs places attitrées dans les bars. Ils ont eux aussi développé leur propre langage.

Le Marc Roger : Espèce unique en Europe, il est en train de devenir un mythe. Actuellement en Espagne pour voyage d’affaire (recherche de sponsors), il est dévoué à la ville et à son club de foot qui est gouverné par intérim en attendant qu’il revienne. Sa devise ? « Sur un malentendu, ça peut marcher ». La population a toujours été attendrie par ses visions d’avenir, et son carnet d’adresse. Il compte rentrer au plus tôt au pays, où tout un comité l’attend.

[modifier] Flore

La flore de Carouge est dense et variée. Les gazons des stades sont verts, les platanes sont arrivés à Carouge par voie d’hélicoptère, les fleurs sont sans cesse détruites par les députés communaux Vert afin d’entretenir les salaires des jardiniers de la voirie. En plus de ces missions spéciales, les chiens du quartier font aussi office d’ « empêcheurs de tourner en rond » pour les pauvres fleurs en pot de la ville. Ces actes d’incivilité intolérables ont poussé un parti de droite à proposer l’exil des chiens à Pinchat pour les pauses pipi. Malgré l’irrecevabilité de cette initiative, de nombreux citoyens ont d’office appliqué cette mesure. Et oui tout s’explique !

[modifier] Population

Il ne faut pas commettre la gravissime erreur de penser que les Carougeois sont Genevois, car il n’y a rien de pire pour s’attirer des ennuis. Le peuple carougeois est très fier de son indépendance et de son originalité. Carouge, c’est l’endroit refuge où les gens normaux se réfugient parce qu’ils en ont marre de se faire décimer place du Molard, juste par ce qu’ils n’ont pas de sac Gucci. Et la population est souvent très différente, probablement influencée par les barbares des environs : les prés de Pinchat, Troinex, Vessy, Plan les Ouates et Perly qui répandent « la bonne nouvelle » tel le Néo-hippie, à qui on peut attribuer sans aucun doute la responsabilité de la réputation de « vaste champs plein de vaches » qu’a la ville sarde. En gros, les indigènes sont nuls en géographie. En effet à les écouter, on dirait que les frontières de leur ville sont mouvantes. Selon les jours, la Praille ou même le Salève font partie de la carte, mais ils ne se sentent absolument pas concernés par les problèmes de Genève parce que « à carouge, c’est mieux ». Le collège de Staël est le plus sympa du canton, les bistrots sont mieux, l’air est plus pur, et la liste continue.. Il faut savoir que le carougeois est un obsédé de la comparaison dès qu’il traverse l’Arve. Il se sent presque à la campagne dans son quartier, mais attention, quand même Civilisé… Va savoir !

Une chose est sûre, le Carougeois est fier et revendique ses origines. Non il n’est pas Suisse, ni de G’nève, mais plutôt « moi, j’habite à Carouge ». En disant cette phrase, on remarque immanquablement que les yeux de l’autochtone se mettent à briller. Telle la secte, la communauté de Carouge est unie envers et contre tous, enfin sauf quand une guerre civile éclate. Bon en général, ça se finit en réconciliation au bistrot. Eh oui on est de Carouge ou on ne l’est pas. Quand deux autochtones de Carouge se rencontrent en territoire ennemi (le reste du canton et du monde), il suffit d’un seul regard pour qu’ils se comprennent, et la seule phrase « lui, il est de Carouge » provoque un élan de sympathie immédiat. Mais attention, cette appellation d’origine non contrôlée est valable aussi pour les nombreux carougeois d’adoption !

Le peuple indigène a de la peine à quitter sa mère patrie, et nombreux sont ceux qui n’en sortiront jamais (d’ailleurs, un abandon est perçu comme une trahison) et qui finiront par allonger la liste des « babouins » (c. f. chapitre « Faune »). Mais même pour ceux qui lèvent le camp, il restera pour toujours en eux un petit quelque chose de Carouge. Le carougeois a la réputation de ne pas avoir de biscotos, mais de vouloir les utiliser à tous moments. Et c’est pour canaliser cette énergie destructrice que la commune organise toute une série d’ »événements », prétextes à faire la fête, comme par exemple la Vogue (personne n’a encore compris ce que c’est) ou la Fête de la tomate ( ? ? ?).

Expressions de chez nous :

  • « Si tu continues, tu passeras plus le portail des bastions » : expression dédramatisante inventée place du Marché pour les dingues du régime
  • "Tchô" ! : Une salutation d'origine carougeoise
  • « Tu veux aller chez Nadine ? » Horrible menace qu’utilisent les parents pour se faire obéir. Ils font référence à la fameuse école de la bonne conduite en société de Nadine de Rothschild, qui a élu domicile à Carouge, avant de faire faillite.

Vazi Fait tourner là, t'endors pas sur le spliff... Quand quelqu'un fume tout l'joint tout seul

[modifier] Personnalités

La commune est habitée ou a été habitée par différentes sommités locales, comme Ester Mamarbachi, Nicolas Bouvier et Zep. Nous tairons le nom d’autres personnalités moins glorieuses. Parmi les stars adulées uniquement à Carouge, tu rencontreras sûrement :

  • Une Coiffeuse (dont nous respectons l’anonymat) au summum de son art : elle coiffe toute la TSR et manie le ciseau aussi bien que le valaisan parle l’anglais.
  • Mme S., maîtresse d’école à Jacques-Dalphin (école qui a inspiré Zep, qui y a été élève, pour créer Titeuf). Adorée par le tout Carouge, elle vient de prendre sa retraite, et a vu passer dans sa classe 93 % des enfants de la commune. Et en général leurs parents aussi. Elle a été élue 4 fois de suite personnalité préférée de Carouge.
  • Le gars du 7/7. C’est celui qui demande ta carte d’identité (avant 9 h, après il a plus le droit, tu comprends ?)
  • Le monarque Mouchet (ancien maire), initiateur de la règle de rouler à gauche à Carouge. Les conséquences sont catastrophiques : création du parti « à gauche toute » et autres dingueries qui ont permis à 2 conseillers communaux de droite d’être élus !
  • Le prêtre, Alex. La personne qui a le plus de bon sens dans les 6000 km aux alentours. Depuis son arrivée, ce véritable showman, qui peut faire rire une assemblée de 400 personnes (dont, avouons le, un bon 70% de groupies du troisième âge), a multiplié la fréquentation de l’église de par 378 et construit des jolies maisons pour financer des fêtes alternatives.
  • Une professeure du collège de Staël (pour voir ce qui s’y fait, taper « de staël » sur youtube !) qui vient saluer ses fans le vendredi soir et fumer des joints devant le Poids publique. Standing ovation.
  • Les comères de Carouge : dans une Pâtisserie de 9h à 17h, elles « blaguent » sur les nouvelles du quartier. Et aux dernières nouvelles, c’est scandaleux.
  • Les gars qui vous arrête devant la mairie pour vous soutirer de l’argent pour des bonnes causes et qui ont un regard culpabilisateur, style « vous avez deux secondes pour notre planète ? »
  • Fanfare Municipale : Petit groupe de pseudomusiciens, qui manient avec Brio l'art de souffler dans les tuyaux, crée par les Mauriciens Roratiques...

Dates les plus importantes : Fin Août... date de la fameuse Vogue de Carouge

[modifier] Economie

Ça marche, et c’est très simple : coiffeur, pâtisserie, bistrot, coiffeur, pâtisserie, bistrot, coiffeur…

[modifier] Histoire

Le hameau de Carouge, appelé originellement « Saint-Nicolas-le-Vieux », a une histoire passionnante, car il a été successivement sous domination romaine, française, burgonde, savoyarde, sarde et malgache.

Des fouilles paléontologiques ont dévoilé que le site Carouge était occupé depuis 12 000 ans. On y a retrouvé de nombreux ossements d’homo poivrotus poivrotus, ainsi que des vestiges d’amphores et de coupes en pierre.

Jules César, lors de sa conquête de la Gaule, passa par un petit village dont la description ressemble fort à Carouge, qu’il nous décrit comme suit dans La Guerre des Gaules : « Ce soir-là nous arrivâmes débridâme (actuelle rue de la Débridée) nos chevaux dans un fort joli oppidum, dont les habitants, forts sympathicus (bien que légèrement rouges) nous accueillirent en rigolant, et nous offrirent un nectar au léger goût d’hydromel. Nous festoyâmes toute la nuitée dans un petit estaminet nommé le lionus carminus et j’oubliai pour un temps mes obligations d’imperator. À potron minus, par contre, nous nous levâmes avec peine, ayant l’impression d’avoir la têsta piétinée par un troupeau de buffles d’eau. Je sonnai néanmoins le départ, et ce n’est qu’en quittant l’oppidum que je me redis compte qu’il me manquait plusieurs dizaines de militi qui était restés s’abreuver. Ce fut véritablement scandalus. » Ce témoignage nous prouve qu’il s’agit vraisemblablement de l’ancêtre de notre bon vieux Carouge, comme le dénotent plusieurs caractéristiques indéniables.

La petite cité de Carouge fut envahie successivement par plusieurs empires. Elle a appartenu un bon moment au royaume de Sardaigne, et elle faillit être détruite à cette époque là, car l’empereur voulait utiliser ce site fertile pour y implanter une immense plantation de cornichons, le climat de carouge étant particulièrement vivifiant pour ces petits ongulés. Les travaux furent commencés sur un petit périmètre de Carouge, mais le manque de moyens fit se raviser le roi, et il fit paver la place (nommée aujourd’hui place de Sardaigne, en souvenir de ce passé glorieux).

Mais en 1356, les Burgondes, barbares venus de Germanie, envahirent peu à peu les territoires d’Europe, et le roi dût, à son grand dam, leur céder Carouge. Ils y établirent leur chef-lieu, essayant d’y instaurer le communisme. Mais la populace carougeoise ne se laissa pas faire, et Alexandre Gavard, prenant la tête les troupes, bouta les Burgondes hors de Carouge, lors de la célèbre bataille de Waterclosède. Ce cher Gavard devint dès lors une icône et tous les jeunes rebelles affichèrent son poster dans leur chambre.

Ensuite les Malgaches tentèrent d’envahir à leur tour le paisible village, attirés par le fumet des délicieuses endives au jambon cuisinées par le comité de tricot, mais il s’y sentirent tellement bien qu’ils s’y installèrent, et n’attaquèrent jamais les joyeux carougiens (ainsi appelés au Moyen Age). Les Malgaches, qui se mélangèrent aisément à la population, laissèrent des traces de leur culture, notamment dans les coutumes locales, comme par exemple les danses folkloriques (le Rondeau principalement, qui se dansait tous les dimanches soirs au bout de la rue Ancienne)

Puis, alors que les Huns déferlaient sur l’Europe, le cardinal Mermillod, Gaspard de son prénom, instaura une dictature sévère à Carouge, mais permit la modernisation relative de la petite bourgade. En effet, c’est lui qui fit construire, par 800 esclaves spécialement affrétés de Gland, le terrain de pétanque de la Fontenette, destiné à son usage personnel (mais qui fut démocratisé en l’an de grâce 1892). Cet affreux tyran fut destitué grâce à un héros mystérieux, nommé « l’homme au parapluie », qui prit la tête de la révolte des esclaves, et combattit tel Ernesto (un certain Che) pour la liberté et les achats à crédits pour tous.

Comme Carouge était un passage obligé pour tout accès à Genève, les carougeois en profitèrent pour faire payer des taxes aux voyageurs, qualifiées d’ailleurs par l’Evêque de « profits infâmes d’une bassesse sans précédent ». Victor Amé (d’ascendance royale, son sang coule actuellement dans les veines du prince Philippe d’Espagne), trouvant ces accusations honteuses, traita l’Evêque de plein de noms d’oiseaux, et décida d’appeler Calvin pour faire déguerpir cet Evêque indécent.

Pendant ce temps-là (1533), les réformés s’étaient réfugiés et installés à Genève, le gai luron Calvin à leur tête. Les Carougiens, sentant la bonne affaire, installèrent de multiples cabarets et bistrots, pour offrir aux pauvres genevois un peu de joie dans leur vie austère. On raconte encore à Carouge que l’on a même vu une fois Calvin, encagoulé pour éviter qu’on le reconnaisse, assister à des spectacles de cabarets pas très catholiques. Le 12 décembre 1602, Victor Amé déclara à la presse en délire : « Non, nous n’irons pas aider ces ignominieux Genevois, Calvin ne les a pas déridés pour un sou. » L’année suivante, il fut pourtant l’un des premiers à militer pour une commémoration festive de l’évènement. Véritable héro de combat de tous les jours pour agacer Calvin, ce bon Victor déplaça la frontière de l’Octroi au Rondeau, afin de faciliter la venue des genevois rêvant de débauche.

Pour les excéder encore un peu, il décida que c’était le moment de devenir catholiques et demanda à son frère Joseph de construire une église. Celui-ci, qui était auparavant considéré comme le raté de la famille, accepta. Mais les deux frères s’engueulèrent à propos de l’emplacement du chef d’œuvre. Cette querelle devint affaire publique, et chaque habitant y allant de son commentaire, deux groupes se formèrent. Cette époque fut très rude, les deux partis refusant de reprendre les négociations, et ils finirent par se taper dessus. Mais Joseph commis un impair impardonnable : il demanda de l’aide à son cousin Jacques Vautier, cultivateur de morilles sous le plateau de Pinchat. Et ce qui devait arriver arriva : le drame. Dans un accès de colère, Victor Amé réduit son frère en cendres. Cette fin tragique ému tellement les carougeois qu’ils se réconcilièrent, acceptèrent l’emplacement prévu par Joseph et donnèrent son nom à une rue. Ce fut la dernière guerre civile à Carouge. Victor lui-même eu beaucoup de mal à se remettre de la mort de son frère, et décida pour se repentir d’adopter un enfant des rues mexicain. Celui-ci se plut beaucoup chez Victor et sa femme Germaine, qui lui permit de réaliser son rêve : apprendre à faire des sandwichs. Encore aujourd’hui, certaines personnes déclarent voir son ombre rôder tard le soir et distribuer ses mets raffinés, entretenant ainsi la légende.

Temps modernes Carouge vit fleurir précocement entre ses murs de nombreux artistes révolutionnaires (par ex : Gérald Dubec, premier distillateur d’absinthe). En 1808, Jacques-Georges Grosthond se chargea de l’érection de la place du marché (miam) et de ses 32 platanes (y en a qui sont pas modestes). C’est au bord de cette merveilleuse place que s’installa le célèbre boucher Bibine, connu par le monde entier pour son délicieux boudin aux oignons, au début 1845, et dont les descendants sont toujours là, perpétuant la tradition boudinesque.

C’est alors que les Helvètes, qui n’étaient pas contents du tout de s’être fait écraser à Marignan, jugèrent le moment opportun pour faire un tour au bout du lac (histoire de faire oublier au plus vite l’inavouable défaite). Comme le général Spätzli, en charge des troupes, était myope, il se trompa en traçant sa carte de route, et au lieu de débarquer à Genève, il entra en grande fanfare à Carouge, où l’effet fut nettement amoindris du fait que c’était un jeudi, jour où les adultes allaient jouer aux boules, et les enfants allaient jouer dans les marécages des acacias. En gros, il n’y avait personne. Les trois péquenots qui refaisaient le monde sur la place de Sardaigne reboutèrent les malheureux Helvètes en faisant un esclandre, et pour rétablir la paix, le général Spätzli fit livrer quelques jours plus tard 10 Caroubiers (arbustes) pour la ville.

Légère amélioration pour la situation des carougeois : Jacques Dalphin, maire naguère, fait construire des fontaines, pour améliorer (ou simplement débuter) l’hygiène des Carougeois. Ceux-ci gardent toutefois leur tempérament pas commode et leur mentalité.

Au début du siècle, les Carougeois accomplirent leur BA en cachant et sauvant par la même occasion une délégation de Rouges, qui s’établirent rue de la Filature afin d’échapper au bain de sang de la Révolution Rouge. On dit communément que Lénine y aurait eu sa fameuse « Révélation ».

En attendant, on mit au concours le dessin du drapeau de la ville, et des centaines d’artistes de haut vol jetèrent l’ancre dans la ville sarde. Tous ne rêvaient que d’une chose : être choisi par le jury. Malheureusement, ce concours fut entaché par des rumeurs de scandale. En effet, parmi des projets audacieux de Miro et autres Rizzi, on choisit le fils du maire qui, du haut de ses 13 ans, dessina un arbre et un lion (d’après l’auteur : « pour faire peur aux méchants »).

Quand Genève, déjà alliée de Berne depuis des lustres, entra dans la Confédération, Carouge, en échange du quartier des Acacias, accepta de se rendre à Berne. C’est enfin une époque paisible pour nos ancêtres. Mais après quelques années de bonheur fugace, l’ombre du danger plane sur Carouge à l’aube de la première Guerre Mondiale.

En effet les Autrichiens, établis sur le plateau de Champel et désirant viser le quartier général de Scotland Yard (établi au début de la rue St Victor), envoient un boulet de canon sur un immeuble du début de la rue Saint-Joseph. Le maire déclare l’alerte générale, et les Autrichiens ont vite fait de regretter cette phénoménale erreur stratégique (on peut encore voir l’empreinte du boulet sur un immeuble de la rue Saint-Joseph). En effet, on forme rapidement le comité « du boulet », encore en vigueur, qui décide de sortir la grande artillerie et de crier vengeance. Sa marge de manœuvre étant restreinte, il appel à la manifestation. On peut notamment lire sur les pancartes des insurgés « Halte au martyr des boulets » ou « Vive le boulet ». Cet incident est le seul à perturber la quiétude Carougeoise au XXe siècle.

Les années 90 sont pour Carouge ce qu’ont été les Lumières pour la France : c’est-à-dire beaucoup de discours et pas grand changement notable. Elles ont été marquées par le fabuleux règne de Monseigneur Mouchet. Il décida d’ouvrir un club de philosophie, qui proposa de nouvelles perspectives pour la ville, comme créer une zone extratemporelle à Carouge : une heure propre, révolutionnant le concept du fuseau horaire. En effet, un certain Raoul Fringuant voulut instaurer des journées de 38, 5 heures, composées elles-mêmes de 47,893 minutes de 66,23 secondes. Mais tout cela a été jugé irrecevable et anticonstitutionnel par le conseiller communal de l’époque, qui se fit traiter de réac.

Gigantisme et perspectivité furent les mots d’ordre des artistes qui déferlèrent sur Carouge à cette époque-là : un certain Poussin bâtit de ses blanches mains une réplique grandeur nature du mur du son, et un fou névrosé construisit de gigantesques entonnoirs en béton dont les pauvres carougeois ne savaient que faire, et c’est sur une idée lumineuse du génial Mouchet qu’on en fit des fontaines. Mais leur laideur était telle qu’on fit construire des tours tout autour pour les cacher aux yeux du monde. La dernière mesure de ce grand monsieur fut de créer des locaux de musique (et d’un tas d’autres choses) pour les « Jeûûûûnes » du quartier. Il finit ainsi son règne en beauté… Mais se rendait-il compte de ce qu’il faisait ? Nous oui, et merci ! Mais le Carougeois fut quand même heureux de revenir à la démocratie !

[modifier] Conclusion

Voilà un petit tour d’horizon de ce qu’y se passe à Carouge… Une chose est sûre ; grâce à vous, Carouge restera une terre d’accueil et une ville d’avenir, toujours à l’avant-garde, et ce dans tous les domaines. On arrête pas le progrès !
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