Bienne

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Les armoiries de Bienne
Les armoiries de Bienne
La Coupole, nouveau siège du conseil municipal
La Coupole, nouveau siège du conseil municipal
Bienne (aussi appelée BNC par la classe aisée et cultivée de la région), capitale du bilinguisme helvétique (1 Suisse romand - pour 49'999 Suisses allemands - appelés Suisses préhistoriques, Suisses teuteus, têtes carrées ou encore bourbines).


A Bienne, il sent bon un air de pacifisme, tout le monde porte le même nom, il suffit de vous retrouver à la place de la Gare et de lâcher un léger "youhhouuu!" ou encore "eeeeeehhh!" (moins léger celui-ci, je vous l'accorde) et tout le monde se retourne immédiatement vers vous (se croyant interpellé par son prénom) pour venir vous harceler en vous balançant "Tou cherche Coffi chop collègue?" (réplique adorée des Balkaniques).

Les graphistes ont fait fort, très fort; la déco des trottoirs est très moderne, elle est constituée d'une couche de 30 centimètres de chewing-gum mâché (mais attention, ne pas y toucher, il existe un système de sécurité très poussé qui vous contaminerait avec mille et une maladies qui ne sont même pas répertoriées dans le Larousse médical).


Sommaire

[modifier] Le langage

A Bienne, on parle biennois. Les 50'000 péquins s’expriment dans un mélange de français, héritage de la civilisation débarquée au XIXe siècle, et d’un dialecte germanique incompréhensible aux non-initiés. La première question que l'on vous posera sera:
- T'es suisse-allemand?
Immanquablement, vous répondrez:
- Non, j'essuye proprement!

Sur un ton local, on demande "ça geit’s ?" pour "comment vas-tu ?" ou "t'as pété un chtotz?" pour "ça va pas bien ?". Un vocabulaire spécifique s’est développé, héritage d’une longue tradition. Par exemple, mettre aux balayures se dit "jeter à la Müra".

Comme autres spécificités, le bruit se dit "du chnabre" et un "boguet chindé" est une mobylette maquillée. De même, pour dire ironiquement "mais oui, bien sûr" vous entendrez fréquemment "âââouââââ" (le â étant une sonorité intermédiaire entre a et in). Plus spécifiquement, on vous dira "ké ouais" pour dire "n'est-ce pas" de manière interrogative.

La forte présence d'immigrés italiens, qui ne sont plus étrangers puisque faisant partie des meubles, ont aussi donné leur contribution. Quand quelqu'un vous prend la tête, dites-lui "què katzo?" ou mieux "chtougâtz".

[modifier] Les quartiers

Au cours des années 20, la ville a annexé plusieurs patelins avoisinants : Mâche, Madretsch, Boujean et Vigneules. Devenus quartiers, ils ont chacun leurs spécificités.

Boujean est très réputé pour son carnaval, sa zone industrielle et son supermarché qui rend fous de rage les militants anti-automobiles qui vont faire leurs courses du mois à vélo. Ce quartier est particulièrement animé après les matches de hockey sur glace. Depuis l'arrivée de l'autoroute, les usines y poussent comme des champignons, ce qui fait de Boujean le champion de la croissance. Un nouveau stade et une nouvelle patinoire devraient être construits, mais évidemment le ronchonnent des anti-voitures se fait sentir comme c'est toujours de tradition à Bienne.

Madretsch est un quartier très populaire. L'étymologie celtique de ce lieu signifierait "cimetière". Quand on dit de quelqu'un qu'il "est à Madretsch", c'est qu'il est décédé puisque le cimetière municipal s'y trouve justement. Le vieux quartier dit Madretsch-Underground est très embouteillé, surtout vers la place de la Croix, juste à côté d'un supermarché à l'enseigne orange, lieu de rencontre favori du coin. L'industrie qui s'y trouvait a disparu depuis fort longtemps; les cheminées de la savonnerie Schnyder ne fument plus et les anciennes tréfileries ont été rasées. La réputation du collège dit "de Madretsch" était telle qu'il a dû changer de nom. Les secteurs plus huppés se trouvent bien évidemment sur les hauteurs: les Tilleuls, le Petit-Marais et le Champ-du-Moulin.

Mâche est une cité-dortoir faite d'alignements de coopératives et de barres d'immeubles. Ce quartier fut durant les années 90 le fief des bandes de rappeurs qui arpentent les rues la nuit, la plus connue étant la 61 (prononcer sixty-one). Le skater-hockey est le sport favori puisque deux équipes y ont leur domicile et décrochent le titre national tour à tour chaque année.

Vigneules est un des deux quartiers rupins du coin (pas de bobos, ceux-là préfèrent le centre-ville, ça fait plus jeune), et le nombre de chômeurs et autres personnes assistées y est quasi nul (la vue imprenable qu'on y a sur le beau Lac de Biel et les Alpes serait pourtant excellent pour leur moral).

Beaumont est un autre quartier chic de la ville, et d'ailleurs ses habitants subissent les railleries des Biennois (qui sont par définition pauvres). Depuis Beaumont, la vue est pareille qu'à Vigneules (on voit un peu moins le lac), mais la ville à leurs pieds rappelle aux habitants de ce quartier que ce sont eux les rois (locaux). Ils aiment rappeller aux autres que Beaumont est le quartier le moins tagué de Bienne, ce qui a provoqué des représailles de la part de certains. A part celà, le vénérables Gymnase des Alpes s'y situe ainsi que l'hôpital régional; nous y trouvons également la Haute Ecole Technique (qui a mis au point une voiture Hotweels avec un moteur solaire), 1 boulangerie (chez Bärtschi...), l'hôpital pour enfants, l'ancienne usine Rolex, 2 funiculaires (à cause d'eux, des cyclistes fous s'amusent à schooter les vieux sur les sentiers forestiers), la place Tschäris (chaque année, il y a un brunch), une ferme, des imbéciles (à la rue du Stand) et pour finir, une école primaire. Tout cela pour dire qu'à Beaumont il manque une école secondaire et une coopé pour que le quartier soit indépendant! Il est clair que c'est injuste car nonobstant le fait que le quartier compte beaucoup de maisons très spacieuses, il y a peu d'habitants vu que ces dites maisons sont en fait des propriétés privées... mais que voulez-vous, il faut bien soigner sa classe aisée! Le chef de la police habite dans ce quartier, vis-à-vis de la boulangerie Bärtschi. Les habitants de Beaumont jureront leurs grands dieux qu'ils ne votent jamais pour lui, parce qu'il distille des idées politiquement pas très correctes. Ils affirment que ce sont les pauvres du bas qui votent pour cet extrémiste. C'est toutefois faire injure à ces gens-là, car les Beaumont sont bien contents que l'ordre et l'ennui règnent dans leur fief. Quant au maire, il a de grands projets pour ce quartier. Il veut qu'on y construise encore plus d'appartements de haut standing, dans l'espoir d'attirer des manageurs internationaux qui, comme on sait, ne se mêlent pas à la plèbe des quartiers inondables (il faut avouer qu'avec le réchauffement climatique, ces risques vont effectivement en augmentant dans les basses terres). A cet effet il souhaite sacrifier de verdoyantes prairies avec vue où, pour l'instant, dansent les renards et les belettes les soirs de pleine lune (bien qu'eux aussi sont souvent obligés de rétrograder en ville, faute à l'ascenseur social qui s'évertue uniquement à descendre - porte mal son nom, celui-là). Les habitants de Beaumont se plaignent du traffic automobile dans leur quartier, alors même que si l'on faisait un décompte comparatif de ces pétaradants véhicules, force serait de constater que les quartiers crados du bas doivent ingurgiter beaucoup plus de traffic. Il existe donc un projet de construire une route d'évitement en coupant dans la forêt (la déforestation, ce n'est pas qu'en Amazonie que ça se passe). Ceux du bas qui voudront aller au chevet de leur grand-mère mourante à l'hosto de Beaumont devront donc faire un détour d'au moins 6 kilomètres, histoire d'épargner les beaux quartiers.

Quant à la principauté d'Evilard - non assimilable à un quartier, comme on le verra à l'instant, et qui en toute logique aurait dû depuis des lustres être rattaché à Bienne - comme toute favella qui se respecte, est perché au haut de la montagne. Très fier de la performance de ses morveux que leurs parents accompagnent tous les jours ouvrables en automobile à l'école du village en créant des embouteillages monstres, il expédie pratiquement tous ses élèves dans le niveau secondaire (meilleure performance cantonale). Une fois formés, ces dignes rejetons descendent durant la journé en ville où ils dirigent les Biennois qui travaillent (et indirectement aussi les autres).

Nidau aurait aussi dû être annexé, mais le plantigrade (le canton de Berne) s’est offusqué à l’idée de céder ce fief médiéval à une ville rouge. De nos jours, Nidau est une banlieue typique avec sa vieille ville et ses barres d'immeubles. On y trouve toutefois la meilleure confiserie de l'agglo. La jeunesse décontractée et motorisée sur deux roues s'y retrouve en un lieu appelé "du Pont" à côté du pont sur l'Aar.

[modifier] Le centre-ville

Le centre-ville est marqué par le triangle des Bermudes, qui s’étend entre la Zentralplatz, la Coupole et le Palais des cons (réplique quasi conforme du bâtiment de l’ONU à New York). C’est un lieu très prisé par les noctambules. La coupole est une ancienne usine à gaz dont le réservoir a été transformé en salle de concerts, haut lieu de la jeunesse depuis 1968. La production de gaz n'a pas cessé puisqu'elle fait office de méga-vakuum pendant les soirées hip-hop. Couverte de graffitis, et ornée d'une vieille Jaguar incendiée, un feu y brûle 24 heures sur 24 devant son entrée, permettant aux fêtards tardifs de se réchauffer.

Inauguration par monsieur le Maire de l'horloge chinoise de la Zentralplatz
Inauguration par monsieur le Maire de l'horloge chinoise de la Zentralplatz

La Zentralplatz est un désert de bitume brun (pour qu’on ne remarque pas les crottes de chien) au milieu duquel est planté un réverbère portant une horloge de fabrication asiatique (en sachant que Bienne est la capitale mondiale de l'horlogerie!), n'en déplaise à Monsieur le maire, fervent supporter de la Watch Connection. Elle est construite sur le canal de la Suze, un torrent jurassien dont l’eau en période de crue sert à préparer des apéritifs.




[modifier] Economie

La ville de Bienne a la réputation d’être le Chicago de la Suisse, l’économie étant principalement basée sur la prostitution, le trafic de cannabis et celui de bicyclettes volées. On y vient de toute l'Helvétie romande et même de France et de Navarro pour se fournir.

On parle à nouveau de la VILLE DE L'AVENIR, l'Expozérodeux ayant servi de prétexte aux autorités pour reprendre les rênes de la cariole sans toutefois accélérer la construction de la roquade autoroutière attendue depuis 40 ans.

Les affaires marchent bien à Bienne , très bien depuis quelques années à voir les nouvelles usines pousser ça et là.

Il y a les partisants de la VILLE DE LA COMMUNICATION, mais ce nom pompeux n'est qu'une apparence induite par l'arrivée récente de différentes entreprises du secteur tertiaire.

La langue allemande ayant toujours la priorité sur le français tout le temps et partout, Bienne ne mérite toutefois pas le qualificatif de "communication".

[modifier] Sport

Bienne est aussi une ville de Hockey. Elle soutient son club qui se nomme EHCBieou (nom donné par les 49'999 Suisses teuteux et par la force des choses par le Suisse cultivé, parce qu'il y est bien obligé).

Ce club mythique (qui l'est d’ailleurs uniquement pour les Biennois) est arrivé à gagner trois fois la Coupe nationale, bien que ces événements se soient produits il y a fort longtemps et qu’aucune personne vivant aujourd’hui ne puisse le confirmer. Encore moins les Suisses des autres cantons, car chaque ville possédant un club ne se souvient que de ses propres victoires, trait de caractère emprunté aux médias des mangeurs de grenouilles voisins.

Ces dernières années , le club était chaque année Champion de LNB. Mais en l'an 2008, la prophétie se réalisa pour le peuple autochtone de Biou. Ils brisèrent la malédiction lancée par les nombreux fans des peuplades ennemies, notamment les ajoulots. Ces derniers scandaient constamment "Bienne Ligue A, plus jamais!". Le pacifique peuple de Biou fit face en soutenant ses gladiateurs on-ice. Mené par notamment Tschantrus 12ème ou alors Becarellius Allez, aidé par le barbare du nord Tuomainen barbe de titan, le club terrassa la civilisation du médicament qu'est Bâle.

Le Hockey-Club de Bienne est aussi appelé "Rouche et Chaune" et "Bienne la Fille du Lac". Les sympathiques fans du EHCB Olé indique même le lieu géographique où se trouve les impitoyables adversaires qui sont venus semer la haine et la discorde dans le magnifique hangar du stades de glace en scandant "Ici c'est Bienne". Les têtes carrées chantent aussi en français par solidarité avec le représentant de la civilisation. D'ailleurs, ce geste est inutile car ce dernier ne va pas aux matches. Les supporters sont très fair-play, la plupart discute tranquillement avec le parti ajoulot (moyennant quelques sécuritas entre). Malheureusement, une grande partie des Bourbines ne comprennent pas les Ajoulots car le dictionnaire "Lancers de pierres - Allemand" n'existe pas.

Certains affirment que le hockey est un sport barbare et préfèrent le Football, sport plus raffiné qui sait, lui, mettre en valeur le fair-play. Il ne faut pas oublier l'équipe Football "FC Biel" qui n'arrive pas à monter en Challenge League (la feu LNB) depuis plus de vingt ans. Il y a une légende qui raconte que Bienne aurait même joué en LNA.

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