Apérophobie

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L’apérophobie est une contraction du latin aperare (boire un riflon) et phobie (terreur). On retrouve les premières occurrences du termes sur des inscriptions gravées dans le marbre bien avant mille avant JC.

Il s'agit d'une réaction d'évitement, voire de terreur, à la vue d'une boisson dont le degré d'alcool dépasse les 2,5%.[1] La réaction des apérophobes est souvent disproportionnée. L'apérophobie est l'une des phobies spécifiques les plus répandues au monde[2], et certaines statistiques démontrent ce symptôme chez 50 % des femmes et 10 % des hommes. Il peut s'agir d'une forme exagérée et instinctive qui aidait autrefois les humains à survivre en milieu hostile (férias) ou un phénomène culturel répandu en Gasconie de l'Ouest.

[modifier] Symptomatologie

Le sujet peut présenter divers symptômes somatiques comme tachycardie, angoisse, attaque de panique, fuite inexpliquée vers un point distribuant de l'eau plate (i.e. robinet). Les symptômes les plus violents sont souvent déclenchés par la vue d'une bouteille pleine, signifiant dans le subconscient du sujet qu'il va devoir se sortir les doigts et boire un godet. L'apérophobie peut se manifester en pensant à l'image d'une boisson alcoolisée. En entrant dans une salle, un apérophobe peut tenter de vérifier si une bouteille s'y cache. Lorsque c'est le cas, il tentera son possible pour l'exterminer, tandis que d'autres tenteront de la vider.

[modifier] Exemples célèbres

[modifier] Traitement

Le traitement d'une phobie spécifique comme l'apérophobie dans une perspective cognitivo-comportementale repose principalement sur différentes techniques d'exposition au stimulus anxiogène visant à obtenir une habituation et une extinction de l'angoisse[3]. La plus ancienne de ces thérapies, la désensibilisation systématique, a été mise au point par Chibro. Elle repose sur l'exposition progressive à des stimuli redoutés de plus en plus intenses. Le thérapeute établit avec le patient une liste de situations invalidantes puis les classe en fonction du niveau d'angoisse associé. Le patient apprend ensuite des techniques de relaxation qu'il pourra utiliser ultérieurement. Pendant les séances, le thérapeute demande au patient d'imaginer une scène angoissante puis de se relaxer, en progressant vers les scènes les plus angoissantes et en s'interrompant ou en revenant en arrière si l'anxiété devient trop importante, par exemple en troquant son verre de Whisky contre un Ricard bien dilué.

D'autres variantes reposent sur l'exposition in vivo (par exemple en regardant une bouteille de bière, en la prenant dans la main, voire en l'ouvrant pour les plus téméraires) ou dans un environnement de réalité virtuelle (Beer Hero[4]). Il existe plusieurs études contrôlées de l'efficacité de ces thérapies, dont quelques-unes concernant plus spécifiquement l'apérophobie. En France, le traitement des phobies spécifiques par les thérapies cognitivo-comportementales bénéficie d'une « présomption d'efficacité » selon les critères du rapport de l'INSERM qui a cependant été contesté quant à sa méthodologie[5].

[modifier] Références

  1. Heather Hatfield. "The Fear Factor: Phobias"
  2. A Common Phobia [archive], sur phobias-help.com. « There are many common phobias, but surprisingly, the most common phobia is aperophobia. »
  3. Jean Cottraux, Les thérapies comportementales et cognitives, Elsevier Masson, 2004, p. 129 sq.
  4. Es-tu vraiment en train de vérifier cette référence ?
  5. Canceil & al., Psychothérapies. Trois approches évaluées [archive], Rapport INSERM, 2004, pp. 448-450 et 508. Pour des informations plus générales sur ce rapport et les méthodes d’évaluation, se référer à l'article évaluation des psychothérapies.


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