Affaire du doigt contaminé

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Un danger trop souvent pris à la légère

Scandale mettant sur la sellette de gros bonnets des milieux de la nuit transalpine, l’affaire du doigt contaminé est restée trop longtemps ignorée du grand public.

[modifier] Les faits

[modifier] Un contrat juteux

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Détail du papier-peint de la boîte de nuit rénovée. Signe avant-coureur de la catastrophe. À gauche : Michelangelo, à droite : le perfide Benito et ses petits esclaves

Rome. Italie. 1932. Benito Inessis est un vieux barbu, patron d'une PME du bâtiment qui emploie illégalement des enfants abandonnés obligés de travailler nus. Homme mauvais et incapable, son seul chantier de l'année a été la pose d'un paillasson devant la demeure de Donatello, son fidèle épagneul. Ayant eu vent de l'appel d'offre lancé par le richissime promoteur immobilier Michelangelo pour la rénovation de la boîte de nuit Les Sixteens, située au cœur du quartier Hype de la ville, Benito se rend au domicile du promoteur pour le convaincre de lui attribuer le chantier. Il est alors accompagné par les enfants qu'il fait travailler au noir, et après un peu moins de 5 minutes d'entrevue, l'affaire est conclue. Benito rentre chez lui vers 19h, et les enfants qui l'accompagnent retrouvent le morceau de trottoir sur lequel ils dorment habituellement.

2 millions d'euros plus tard, le chantier est terminé. Désormais millionnaire, Benito est content et renvoie les quelques enfants esclaves ayant survécus au chantier.

[modifier] Une terrible pandémie

Suite à l'ouverture de la boîte de nuit au public, une épidémie de nausée convulsive se répand à travers la ville, avant de faire des ravages dans l'Europe entière. Cette maladie unique en son genre se transmet par voix digitalo-nasale. La personne nouvellement contaminée étant alors prises de violentes crises de vomissements. Le malade se met à diriger son doigt vers le visage du premier venu, la bave aux lèvres, en hoquetant des propos inaudibles du type : « Reeueueuue..Qu'est-ce... HHouiirrk, keskessassaan ?, sensmond', sensmond', houirrk........ hhouirrk, mon deudeu, mon deudoi. ». Les malheureux respirant le dit doigt subissent alors la même série d'effets.

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Un cas extrême

Ce n'est que bien plus tard que la police italienne mit le doigt sur un indice discrètement dessiné par les enfants sur l'un des murs du dancing Les sixteens. Sous les allures d'un simple papier-peint, le croquis décrit en fait dans les moindres détails la mystérieuse entrevue entre Benito et Michelangelo, dévoile comment le maçon fou a menacé le jeune et grand promoteur, et permet d'identifier l'origine de la pandémie.

[modifier] L'enquête de police

[modifier] Un éclair de génie

Le découvreur du pot-aux-roses est un véritable virtuose de la démonstration, un certain Inspecteur Donatello. La vérité lui sauta aux yeux, comme l'indique cet extrait de son carnet de note :

Par souci de discrétion, les enfants ont représentés Benito sous les traits d'un papy en pyjama rose, Michelangelo sous les traits d'un éphèbe nu, et ont donné l'aspect d'un geste nonchalant à ce qui est en fait, pour Michelangelo (la tapette à poil à gauche de l'image, vous suivez oui ou marde ?) une tentative désespérée pour repousser un assaut du vieux barbu. Le vieux pervers avait auparavant remué son index à l'intérieur de l'extrémité final de son système digestif pour en menacer le pauvre Mich'. C'est ce que les enfants ont voulu dire en représentant la toute petite Bite de Mich'. Il s'agit d'une triple inversion : la bite est l'opposé de l'anus, et Mich' est l'opposé de Benito, donc représenter la toute petite bite de Mich', c'est vouloir attirer l'attention sur l'énorme cul de Benito.
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La nana aux cheveux bleus dit :
Ça pue, ce paragraphe.



Le papier-peint renfermait donc le secret de l'origine de la pandémie : le jour où Benito menaça Mich' de son terrible doigt. Ne pouvant supporter l'odeur pestilentielle de l'appendice du vieux barbu, Mich' fut forcé de signer un contrat aboutissant à sa ruine.

[modifier] Une arrestation musclée

Cet éclair de génie fût le point de départ de l'enquête qui établit par la suite que :

  1. L'anus de Benito est à l'origine de la pandémie.
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    L'enquête suit son cours

  2. La première victime du syndrome du doigt contaminé est Mich' lui-même.
  3. Dans les jours qui ont suivis sa rencontre avec Benito, le pauvre Mich' se mit à se comporter étrangement, en jetant son index désormais étrangement coloré à la face de toutes les personnes qu'il rencontrait.
  4. C'est ce même syndrome qui a ravagé l'Europe.
  5. Il faut retrouver le coupable et le mettre hors d'état de nuire.
  6. Mais chef, on n'a pas son adresse !
    Marde alors, quelqu'un a une idée ?
  7. Oui, chef, chef, moi chef, je sais chef, chef on pourrait dresser des chiens à trouver des doigts qui sentent très mauvais chef.
  8. Très bien Toto. Allez, au boulot tout le monde, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
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Les policiers italiens s'approchent discrètement de la villa de Benito

Après un an de travail acharné, les enquêteurs repéraient enfin l'énorme villa qui servait de domicile à l'infâme Benito. Un assaut coordonné permit aux forces de l'ordre de se saisir du suspect.

[modifier] Le procès

[modifier] Incident de procédure

Le procureur de la république : Monsieur le Président, écoutez simplement cet extrait du procès verbal dressé par l'un des policiers : " le ci devant inculpé a tendu son index vers moi, et m'a tenu les ci-devant propos : Sens mon doigt, qu'est ce que ça sent ?" Il n'y a pas à tergiverser, ce genre d'individu est la plaie de notre société. Je propose la décapitation sur place public, et que la foule en délire dévore le cadavre après l'avoir brûlé.
Benito : Mais, monsieur le Président, il ne sait pas de quoi il parle, vous devriez essayez, sentez moi-ça !
Le président du tribunal : Silence, et rangez moi cette chose immonde.
L'avocat de Benito : Monsieur le Président, si je peux me permettre, mon client a raison, on ne peut pas condamner quelqu'un parce que son doigt sent mauvais, et d'ailleurs, tout le monde ne trouve pas que ça sent mauvais. Comme on dit, les goûts et les couleurs...
Benito : Exactement, il faut essayer pour se faire un avis.
Le président : Et bien, soit. Monsieur Benito, approchez jusqu'à la barre et faite moi voir un peu ça. Bien. Voyons. Snif. Reeueueuue..Qu'est-ce... HHouiirrk, keskessassaan ?, sensmond', sensmond', houirrk........ hhouirrk, mon deudeu, mon deudoi, AAAARRGF !

La chambre du tribunal fût alors évacuée en urgence. On dût faire venir un autre magistrat, mieux avisé, pour présider le tribunal.

[modifier] Un verdict sans appel

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Des précautions point superflues pour le président du tribunal

Le procureur : Monsieur le Président, comme je disais à votre collègue, nous avons devant nous un délinquant sans scrupule, fourbe et sadique. Je propose de le torturer jusqu'à ce que mort s'en suive. Je propose également, à titre préventif, de faire arrêter et déporter tous les vieux maçons barbus de notre territoire, ainsi que leurs familles. Pour faire joli, on pourrait mettre des petits bouquets de fleurs sur les wagons. Moi j'aime bien les fleurs.
L'avocat : Mouais, ça sent pas aussi bon que mon d...
Le président : Silence, silence ou je fais évacuer le tribunal.
Le public : Et oh ça va maintenant, ça devient franchement lourd à force.
Le président : Bien. Il est tard et ma femme m'attend. Monsieur Benito, le tribunal vous condamne à la peine capitale.
Le procureur : Monsieur le président, sauf votre respect, c'est une peine bien légère. Est-il ici nécessaire de rappeler le drame de la pandémie ?
Le président : Soit, Monsieur Benito, le tribunal vous condamne à la peine capitale à perpétuité. Vous serez décapité lundi à l'aube. Le soir, même vous serez recapitez, avant d'être décapité mardi à l'aube. Jusqu'à ce que mort s'en suive.

[modifier] Conséquences sanitaires et politiques

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Une étonnante méprise

Suite au procès, l'affaire du doigt contaminé retomba dangereusement dans l'oubli. Cependant, de jeunes défenseurs de l'ordre des esclavagistes barbus décidèrent de revendiquer leur identité "Jeunes, esclavagistes et Barbus" en se ralliant derrière un signe de doigt, censé à leurs yeux (les innocents) évoqué la mémoire de leur mentor Benito.

Plus grave : malgré les précautions des autorités sanitaires, le danger du doigt contaminé rôdent encore. En 2007, dans les écoles primaires des Vosges, la résurgence des cas de contamination obligea la préfecture à mettre en quarantaine le département entier. On ignore ce qu'est devenue depuis la population.

[modifier] Références

MacCunil Dorothy, 1984, "Dark fingers : an episode of the history of European Health", Chicago, Black and Grey Press, 226 p.

Anonyme, "Sentez-moi ça, dit l'accusé", Italia matina, 12 février 1967.

Jean Pierre Durdel, "Une étrange maladie frappe nos collèges", Le vosgien en liberté, 5 janvier 2006.

Organisation Mondiale des urgences sanitaires, "Le doigt contaminé : un danger sous-estimé ?", rapport de la conférence "doigts et santé : quelles perspectives pour le siècle à venir ?", Sao Paulo, 2001.

[modifier] Voir aussi


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