2001 : L'odyssée de l'espace

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« Enlevez les poils, le langage interjectif, le côté tribal, le soupçon d'intelligence, le costume et le maquillage, et vous avez Dave Bowman. »
~ Sacha Guitry à propos de la scénographie sur les hommes primitifs et de leur rapport avec l'acteur principal
« Si j'avais pris mon café dans la terrasse d'une station spatiale il y a 5 ans, ça se saurait. »
~ Roger Ebert à propos de la perception populaire du film 2001: L'Odyssée de l'espace en 2007
« "Ça se saurait"... Vous avez vu la jolie consonnance ? C'est comme l'expression "le sort des terriens ça s'essore", ce qui, à peu de choses près, fait l'objet du film... Ou encore "J'ai chié chez Gégé" lol »
~ Roger Ebert

Le film "2001 : L'Odyssée de l'espace", créé en 1968 jour pour jour, fictionnalise la vie future dans l'espace à travers un documentaire filmé, estimé par Roger Ebert comme le plus inestimablement irréaliste de tous les temps. Sa synthèse entre l'évolution spatiale de la musique, l'informatique courtoise et le résidentialisme en apesanteur, tourne révolutionnairement autour de la thématique de la tasse de thé en apesanteur, ou la tass'tellaire zéro gravité.

Salon de thé dans l'espace

La première moitié du film évolue autour de l'homme-suisse Heywood Floyd : père de famille, chef du consortium de sécurité intergalactique, amateur de la lettre Thé de "Johann Strauss", réparateur-calibreur de la nouvelle antenne à Tchalinko, doubleur de son propre rôle dans un épisode parodique des Simpsons. Une foultitude de thèmes oecuméniques sont abordés par multiplexage, à la croisée des convenances sociales, l'art du salut, le devenir de l'homme, la philosophie embryologique, et enfin le devenir de l'embryologie de la convenance de l'art de lâcher une caisse philosophique dans l'espace.

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Heywood Floyd va réparer l'antenne satellite captant la BBC.

L'art du salut

A ne pas confondre avec l'armée du salut, l'argus des prix ou la faculté de la Pitié-Salpétrière, l' art du salut constitue l'une des dimensions cardinales du personnage de Floyd. Parfait gendre, le spectateur apprend avec enthousiasme qu'il ne voyage pas dans l'espace pour sauter des martiennes à trois seins.


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Rien de tel qu'un bon commérage dans un salon de thé.


Elena : Bonjour Heywood, ravie de rencontrer. Quelle splendide surprise de te voir ici.
Heywood Floyd : Bonjour Elena, tout le plaisir est pour moi.
Elena : Voici le docteur Smyslimininov. Et voici Tanya Buketcheva... Docteur Katrina Sasjemakantatchevksa... Margarita Smoravneforoïalevinskaïa... Nikanor Bogdanevalrenchtotakilstoïevstakilotarangakominskifeofilioulian...
Heywood Floyd : Enchanté.
Docteur Smyslimininov : Vous prendrez bien un thé avec nous ?
Heywood Floyd : Oh ce serait un plaisir, mais je dois aller sur la lune dans 10 minutes. Alors, que devenez-vous, Gregor et toi ?
Elena : Gregor prend des cours de plongée sous-marine en apnée. Inutile de dire que je n'ai pas l'occasion de le voir souvent ces derniers temps.
Heywood Floyd : Oh j'espère le revoir un de ces jours pour le saluer.
Elena : Il serait absolument ravi.
Heywood Floyd : En même temps, pour entrer en apnée, il n'a qu'à saluer Nikanor Bogdanevalrenchtotakilstoïevstakilotarangakominskifeofilioulian lol
Elena : lol toujours aussi drôle, Heywood.
Heywood Floyd : <regarde sa montre> Toujours est-il que je dois partir maintenant. J'ai une télé-séance chez le dentiste programmée juste avant le départ.
Elena : Bon, es-tu sûr que tu ne veux pas goûter finalement à ce thé ?
Heywood Floyd : Ah vraiment non, merci beaucoup, mais je me dois de rester strictement confidentiel sur mon rapport de sécurité diététique avec le thé.

A mi-chemin dans le film, on voit effectivement Floyd saluer Gregor dans un bassin, vêtu de son scaphandre spatial.

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Heywood Floyd salue Gregor dans le bassin. Et le spectateur de découvrir que Gregor n'est autre qu'une murène géante.

Métaphore galante du pet involontaire

Kubrick annonce avec prémonition la possibilité de lâcher des caisses en apesanteur, à travers un langage gestuel particulier propre au puritanisme des années 60. Dans une scène, Heywood Floyd laisse flotter par inadvertance son plateau-repas, et s'en excuse immédiatement auprès de son interlocuteur. La synthèse entre l'effet spécial et l'effet de la pratique galante participe de l'effet du film sur l'inconscient populaire.

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Heywood Floyd à table.

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Il en laisse échapper une à côté du commandant de bord. Notez la superbe métaphore.

Différentes permutations interprétatives relativisent la portée de la flatulence lubrickienne, dont on proposera l'énumération acronymique suivante :

  • L'Odyssée du Pet de l'Espace (O.P.E.)
  • L'Odyssée de l'Espace du Pet (O.E.P.)
  • Le Pet de l'Odyssée de l'Espace (P.O.E.)
  • L'Espace du Pet de l'Odyssée (E.P.O.)
  • L'Espace de l'Odyssée du Pet (E.O.P.)

Faire ses besoins dans l'espace

Un choix s'offre à vous en cas d'urgence pressante : se contenter des toilettes incrustées dans le bâtiment principal ou vous exiler momentanément dans la privacité d'un "iPod". L'éclairage rouge inondant l'intérieur des toilettes caractérise toutes les scènes de vidange naturelle, sachant que les toilettes s'ouvrent sur d'immenses baies vitrées. Il en résulte un équilibre entre avantages et inconvénients : d'un côté vous pouvez développer vos photos à l'ancienne en attendant que l'étron veuille bien daigner descendre ; de l'autre, quand vous chiez, tout le monde le sait.

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Dave sifflotte comme si de rien n'était. On concèdera que ce comportement nous arrive à tous.

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Préparation, concentration.

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The moment has come.

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Allez pousse ! POUSSE !

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Malheureusement tout le monde le sait, même les martiens.

Traité de philosophie embryologique

2001: L'Odyssée de l'espace fonde une philosophie embryologique novatrice basée sur un référentiel à deux axes — l'un pédiatrique, l'autre cosmique.

Redécouvrir son âme d'enfant à travers le jeu de la complicité et la destruction de sa propre création

L'axe pédiatrique explore la dimension ludique de l'être humain en toute circonstance, et, contre toute attente, son besoin primitif d'être assisté dans sa progression. A des sujets sérieux, comme le partage conflictuel de sources de thé potable entre tribus concurrentes, s'allie une tendance à se laisser aller "parce que ça se passe comme ça" [1].

Dans l'extrait suivant, un rigolo s'amuse lors d'une guerre inter-tribale du premier volet du film, agissant comme un facteur de bienvenue distraction du climat de violence.

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Un petit malin (indiqué par la flèche blanche) s'apprête à réinterprèter Kubrick.

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La métaphore du tennis de table

Une image de la sécularité

Pour donner une résonance contemporaine à l'idée originale de l'embryologie, Kubrick a opté pour l'exposition d'un symbole : une simple table de ping pong, connue également sous le nom de monolithe. Kubrick accuse à travers cet artefact le délaissement désinvolte de la culture au profit de "modes séculaires de consommation des loisirs". Il faut en effet mettre en contexte l'incapacité des singes à concevoir la raison d'être d'une table de ping pong, non pas par préhistorisme, mais, au contraire, par ultra-modernisme, puisque le film a lieu en 2001. Tim Burton reprendra ce concept néo-lockien mais seulement pseudo-freudien issu d'une longue tradition précolombienne (datant d'avant Christophe Colomb) dans Charlie et la Chocolaterie.

Burghart Schmidt résumera parfaitement ce courant de pensée en sortant de sa cuisine aménagée. Il tentera d'expliquer que "nul être humainement vivant n'ignore les lois de la nature. C'est pour cela que nous les connaissons". Bien plus tard, le professeur Xavier, pop-artiste nihiliste influencé par le mouvement Dada, conclura sur la polémique soulevée par cette mouvance en affirmant que "la téléportation est possible à condition qu'elle soit faisable". Ceci remet cependant en question les définitions même de la possibilité humaine, de la capacité de l'homme à évoluer dans le bon sens et du hasard aléatoire.

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Heywood Floyd et sa troupe de joyeux drilles, sans réponse devant une table de ping pong : un symptôme du délaissement de l'héritage culturel ?

Rapport avec la tasse de thé

L'interprétation de la place du monolithe dans l'oeuvre kubrickienne monolithise encore aujourd'hui les débats, en particulier son rapport avec la tasse de thé. Pour Heywood Floyd, pour qui le monolithe "n'est pas sa tasse de thénnis de table" [2], la tasse de thé se situe au point de fuite donné par la perspective du monolithe dans une vue subjective. Kubrick n'a jamais trop insisté sur l' opacité physico-philosophique du monolithe. Si l'on se réfère à la charte visuelle du film [3], on voit immédiatement que le monolithe assume une fonction de masquage de l'inconnu progressivement révélé. Il s'agit de la thématique du "chapelet de tasses de thé" : la capacité de soi à se faire jaillir d'une structure opaque.

La tasse de thé venant avec la soucoupe, on perçoit mieux le rapport étymologique entre les extra-terrestres et les soucoupes volantes.

La structure cinématique du film complémente magiquement la fonction tasse-de-théique du monolithe en se basant sur les transitions de point de vue autour de l'articulation de l'axe pivot de la tasse de thé, en particulier lorsque celle-ci remplace la tête d'un personnage tel que l'astronaute Dave Bowman, d'où l'expression "tourner la tasse de thête".

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Bowman tourne lentement la tasse de thête vers une découverte décisive pour l'humanithé. Remarquez que le plan du nez de Dave coupe celui de l'anse à un angle perpendiculaire.

Par le biais de ce cheminement structurel, le réalisateur réussit le tour de force d'introduire fluidement l'énigmatique Tasse de Thé Etoile (Star-Tea-Cup en anglais) dans le scénario, sans briser le mouvement narratif.

   
Quote1
2001: L'odyssée de l'espace n'est pas un but mais une quête. La quête de la Tasse de Thé Etoile, symbole de défiance de l'imagination devant la révélation iconoclaste de la vie extra-terrestre.
   
Quote2

—Roger Ebert

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Bowman découvre quelque chose sur le lit...

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La fameuse Star Tasse de Thé

Reproduction de l'Histoire de l'Humanité

Toujours en liaison avec l'axe pédiatrique, Kubrick théorise que l'Homme suivrait une courbe d'évolution de plus en plus large dans sa couverture de l'Histoire de l'espèce humaine. Ainsi l'Homme en 2001 vivrait plusieurs millénaires de plus qu'en 1968, certes, mais en commençant, en contrepartie, plus bas dans l'échelle de l'évolution, c'est-à-dire en singe. Ainsi Heywood Floyd est présenté au début du film comme un singe.

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Docteur Heywood Floyd en train d'apprendre la batterie aves des os de tapir.

On décèlera un véritable humanisme dans cette théorie, en ce qu'elle connecte la théorie de la téléologie ludique de l'Homme — l'Homme serait fait pour s'amuser, et donc la qualité de ses loisirs définirait le progrès — à la froideur mécanique de la science et de la technologie : le progrès technologique serait sublimé par la perspective du plan de jouissance ludique. Kubrick illustre magnifiquement ce lien dans l'activité du lancer d'os pour chien : ainsi, on assiste à la force brute considérable du bras droit de Floyd dans cet exercice physique, propulsant l'os dans l'espace.

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Kubrick, génie visionnaire qui a du mordant. Waaarffff !!!

Pour créer cet effet spécial, Kubrick a utilisé le fameux Mode 7 de la console Super Nintendo.

Microsoft Hal

Dès 1968, Kubrick avait déjà portraitisé l'avenir de l'informatique avec le personnage mythique de Microsoft Hal, un système d'exploitation révolutionnaire humanisé par un bitmap de Pacman. Selon Bill Gates, consultant du film, Microsoft Hal se caractérise par une "prise de risque au niveau marketing au niveau de la chaleur de l'interface utilisateur" et une "conscience développée des besoins de Monsieur Dupont". Kubrick embrassa entièrement le concept en anticipant la capacité du système à se suicider en beauté et à souligner la capacité à culpabiliser l'Homme (Dave Bowman) dans sa maîtrise cruellement tyrannique de l'outil informatique.

Microsoft Hal est développé par Heywood Floyd, directeur des opérations marketing chez Microsoft for Baby Suckers.

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Dites bonjour à Microsoft Hal.

Informatique courtoise

Microsoft Hal se distingue de Windows Millenium sur un point essentiel : vous devez systématiquement dire merci à Hal, sinon celui-ci se rebellera et attentera un homicide. En contrepartie, quand il gèle ou plante, Hal s'excuse poliment et chante Daisy Bell dans une regression systématique vers l'enfance, trait de la philosophie embryologique sous-jacente au film.

Blue Screen of Hal

La version originale de l'écran bleu de la mort façon Hal.

Cruauté humaine

Selon Kubrick, le trou déontologique de l'informatique naît de la routine de tuer les processus à travers le gestionnaire de tâches de Windows ou kill -9 sous Linux. Ce comportement compulsif régresse la société aux temps de l'exploitation et de l'esclavage, puisqu'il retire à la victime la chance de faire valoir ses droits dignitaires. Dans un revirement de conscience, le processus, et à un niveau inférieur, le thread, doivent faire valoir leurs droits par une capacité innée à savoir entrer en grève.

Metabolic windows

Dans le futur, comme on peut ici le constater, Windows disposera d'un système cardio-vasculaire, de niveaux métaboliques, d'un système nerveux central, de ponction fulmonaire, et d'un système de locomotion. De ces fonctionnalités, seule la ponction fulmonaire laisse planer une interrogation.

Dave Bowman : Hal, je vais bouger la reine en G3 et tu ne pourras rien y faire. Bouge ton pion de F5 à G8.
Hal : Je suis désolé Dave, mais je crois que cette discussion ne mènera à rien. Au revoir Dave.
Dave Bowman : Tant pis pour toi. Et au fait, est-ce que je t'ai dit merci ?
Hal : Non.
Dave Bowman : Eh ben que ça reste comme ça. <silence> Eh ho tu m'entends-tu là ?
Hal : Ce système d'exploitation ne répond plus.
Dave Bowman : Mon cul, c'est toi qui parle là. Qui d'autre ?
Hal : Ce système d'exploitation ne répond plus.
No thanks hal

Anticipez dès maintenant le jour où Hal remplacera Firefox.

Hal réussit sa mission

La quête du monolithe constitue la deuxième moitié du film. Dans cette partie, Hal élimine Dave Bowman et Frank Poole qui planifiaient de le déconnecter parce qu'il "gelait délibérément les caissons cryogéniques utilisateur" , sans tenir compte du fait que la cryogénie appartenait à l'ordre de mission. Il dégèle ensuite les caissons cryogéniques pour préparer du thé. Rien de transcendant ne survient avant la rencontre avec le monolithe et l'impasse logique du film en deux points :

  1. C'est cool, Hal a trouvé le monolithe.
  2. C'est con, il ne sait pas quoi faire ensuite.
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Hal a trouvé le monolithe. C'était tout simplement sa raison d'être et donc le film s'arrête sur le triomphe de la machine sur l'homme.

Mais nous pouvons l'aider. Voici les usages possibles du monolithe:

Jouer au ping pong 
Tout simplement. Le seul inconvénient touche à l'orientation verticale du support, mais à y réfléchir de plus près, ce positionnement permet de se passer des quatre pieds de la table classique. Divers emplacements sont conseillables, mais l'on citera tout particulièrement le Titanic. Celui-ci coulant verticalement, vous pourrez jouer en vous tenant debout sur la table. Evitez alors les plongeons intempestifs pour sauver des balles pendant l'échange. Vous n'avez plus que quelques secondes à vivre.
Titanic sink

Le Titanic coulant perpendiculairement, le monolithe devient horizontal, ouvrant la perspective de garder la forme en s'amusant un peu, juste avant de mourir.

Support ornemental de portraits de la Renaissance 
Celui de François Ier fait pas mal.
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Le monolithe s'insère parfaitement dans le contexte stylistique de la Renaissance.

Rideau de douche dans Psycho 
La scène de la douche gagnerait en impact si le rideau faisait place au monolithe, puisqu'on ne verrait pas l'approche du meurtrier et qu'on le découvrirait d'un coup.
Psycho 0024a

La scène de la douche revue et corrigée.

Obélisque 
Qu'est-ce qu'il a mon monolithe, qu'est-ce qu'il a mon monolithe ?
Languette servant à cacher le judas 
Fatigué des languettes qui rouillent et se désarticulent ? Essayer le monolithe, c'est l'adopter.
Monojudas

Moyennant la vasteté du vestibule du château de Versailles, le monolithe saura combler en guise de cache-judas.

Iconographie 
L'attrait universel de Mona Lisa devient intemporel lorsque le monolithe vient angulariser son sourire niais.
Mono Lithique

D'abord considéré comme une œuvre inachevée par les plus grandes marques de dentifrice, le portrait de Mono Lithique est aujourd'hui l'objet de toutes les convoitises.


Christianisme 
Les religions monolithiques ont trouvé leur symbole.
Monolith on the Cross 1782

Tableau du monolithe sur la croix.

Support de générique de fin 
On peut se servir du monolithe comme d'un tableau noir pour y écrire le générique de fin d'un film. Cf. La fin inclut le générique.

Effets spéciaux

La majorité des étasses théciaux impliqua d'habiles lancers en l'air de la caméra en rotation. Une reproduction en studio de l'étasse d'apesanteur aurait, à cet étasse, permis de lancer le caméraman lui-même, fermement armé de sa caméra. L'exception des scènes lentes suscita néanmoins l'usage de nouvelles techniques de trucage, comme dans la scène où l'iPod se "saisit" d'un Frank Poole à la dérive dans l'espace. Pour cette dernière, on fixa l'acteur à une plaque de verre transparente avec de la super-glue. Le mouvement du corps fut alors communiqué par la plaque de verre maniée par deux opérateurs hors champs chargés de compenser le poids de l'acteur [4].

Absence de scène d'amour

Incontestablement, le meilleur effet spécial du film vient de l'absence incongrue d'une vibrante sous-histoire romanesque entre un couple de jeunes, comme dans Titanic où une sous-histoire d'amour, aussi improbable soit-elle, se développe sur le fond de l'histoire principale, i.e., une grand-mère faisant chier son monde avec ses souvenirs d'ex-salope.

En 1963, Kubrick avait d'ores et déjà adopté la philosophie des Hell's Grannies, ce gang de grand-mères brutalisant et vandalisant les centre-villes à travers Angleterre. A ce titre, il entreprit d'exposer ses idées à travers la seule force de sa réputation.

Tea not love

Make tea, not love, le slogan de Kubrick à l'époque de la réalisation du film, excluait d'entrée l'insertion de scènes d'amour.

Preuve de l'existence de Dieu

Deux théories sont parallèlement développées au sein du film.

Preuve par délégation

Le scénario du film suggère que planter un monolithe sur une planète voisine sous-développée nous élèverait au rang des dieux. Les singes autochtones en spéculeraient l'existence de Dieu et de là reconstitueraient pour nous le dessein d'un génial Créateur. Il serait plus exact de dire que faire un film à ce sujet suffit amplement à faire aboutir cette germination, nous menant dès lors à la seconde théorie.

Deuxième théorie : la fin inclut le générique

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Le générique de fin du film prouve l'existence de Dieu.

Incohérences

  • An der schönen blauen Donau de Johann Strauss II joue constamment dans l'espace. Or on sait maintenant que le son ne se propage pas dans le vide à moins de disposer d'enceintes Yamaha Giga 8 Double Tunner 35 volts, qui n'existaient pas à l'époque du tournage.
  • Si Stanley Kubrick et Arthur Clarke pensaient qu'on populerait l'espace avec ce genre de musique de merde en fond, ils se trompaient. Les goûts modernes lui préfèrent la variété internationale : Céline Dion, Britney Spears, Doc Gynéco, Tokio Hotel...
  • Pour éteindre un PC, il faut retirer les barrettes mémoire.
  • Les iPods ne sont pas des ilôts d'aisance mais servent à écouter de la musique de singe.

Notes

  1. Stanley Kubrick, Ma vie chez MacDonald's, p. 536-537
  2. Stanley Kubrick, Ma vie chez MacDonald's, p. 878-879
  3. Cette interprétation appartient à l'auteur et a besoin de références.
  4. Stanley Kubrick, Ma vie chez MacDonald's, p. 2554


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